QUAI D’ORSAY : DRÔLE DE MOUVEMENT…

Les ambassadeurs* ne sont pas là pour régler les problèmes comme nous nous en doutons bien et nous coûtent bien cher.

par Richard Labévière

Avant de prendre une retraite dorée à la présidence du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius a bétonné un dernier « mouvement » d’ambassadeurs. Celui-ci est en cours de réalisation et sera bouclé d’ici la fin de l’été pour la prochaine Semaine des ambassadeurs qui se tiendra du 29 août au 2 septembre prochains au Centre de conférences ministériel à Paris.

Dans un mouvement d’une cinquantaine de nouveaux ambassadeurs – dont 40% de femmes, c’est une première ! -, le cas qui passe le plus mal est la nomination de l’ancien directeur de France Culture –. Au Département, – c’est l’appellation par laquelle les gens de la maison nomment leur ministère – d’aucuns s’interrogent sur la pertinence du choix d’un ambassadeur « sans expérience politique, économique et sécuritaire dans un pays frappé plusieurs fois par de spectaculaires attentats terroristes, limitrophe d’une Libye en état d’implosion et d’une Algérie en transition. Au prorata de sa population, la Tunisie est le principal fournisseur de jihadistes étrangers en partance pour l’Irak et la Syrie », explique un haut fonctionnaire, « la Tunisie est le pays du monde arabo-musulman où la France a pourtant le plus de moyens d’agir, notamment en raison de la présence sur son sol de 700 000 personnes originaires de Tunisie et du poids d’élites francophones dans l’intelligentsia comme dans le monde de l’économie… »

A Tunis, ce n’est pas la joie non plus : « on aurait préféré un diplomate de terrain connaissant bien le Maghreb et les subtilités de la rue arabe, cinq ans après le déclenchement de la ‘révolution’ alors que le pays reste très fragile, menacé par de profondes tensions politiques et sociales sur fond de misère et de chômage chronique », explique un haut fonctionnaire tunisien. Mais à Tunis comme à Paris, on sait qu’on ne discute pas le fait du prince. En effet, cette nomination fait partie du testament de Laurent Fabius qui a nommé Poivre d’Arvor ministre plénipotentiaire et ambassadeur chargé de « l’attractivité culturelle de la France » après son départ de la direction de France Culture – un « limogeage », avait affirmé l’intéressé -, qu’il a dirigé de 2010 à 2015. Au sein du Département, cela grince d’autant plus que le nombre de postes d’ambassadeurs est nettement inférieur à celui des diplomates qui pourraient y prétendre par leur âge et leur carrière.

La suite sur: http://canalisations-marie.blogspot.fr/2016/07/3107-quai-dorsay-drole-de-mouvement-les.html

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s