Les protéines végétales augmentent l’espérance de vie

Une nouvelle étude américaine, parue le 1er août dans le JAMA Internal Medicine, montre qu’une consommation régulière de protéines végétales réduit le risque de décès prématuré. Notamment pour les personnes présentant au moins un facteur de risque (surpoids, alcool, tabac, sédentarité).

Par Laurence Moisdon avec AFP

Rédigé le 02/08/2016

Les protéines végétales augmentent l'espérance de vie
Les protéines végétales augmentent l’espérance de vie
     

L’étude, publiée le 1er août dans le Journal de l’Association médicale américaine de médecine interne (JAMA), a été menée sur plus de 130.000 personnes entre 1980 et 2012. Les résultats confirment ce que beaucoup de professionnels de la santé affirment depuis des décennies, mais réservent aussi quelques surprises. Les participants ont reporté tous les jours la quantité et la qualité de protéines qu’ils avaient consommées. Près de 14% ont préféré les protéines animales dans leur alimentation quotidienne contre 4% pour les protéines végétales.

Les protéines sont des molécules qui contiennent des acides aminés, essentiels pour les muscles. Les protéines peuvent être aussi bien animales que végétales. Par exemple, les lentilles, les petits pois, le soja, le tofu, amandes, noix, noisettes, raisins secs, le riz, le mais, l’épautre et l’avoine contiennent des protéines végétales.

Protéines animales : à modérer chez les personnes à risque

Manger de la viande rouge ou d’autres protéines grasses comme les œufs et le fromage n’augmente pas le risque de décès chez les personnes en bonne santé. « On s’attendait à ce que l’impact soit moins important dans le groupe des personnes ayant un mode de vie sain, mais pas à ce que ce lien disparaisse complètement », a déclaré le co-auteur de l’étude, Mingyang Song, chercheur au Massachusetts General Hospital.

Néanmoins, les personnes qui boivent beaucoup d’alcool, sont en surpoids, fument ou ne pratiquent pas d’activité physique régulière, sont susceptibles de voir le risque de décès augmenter de 2% en cas de consommation excessive de protéines grasses. Le risque de développer des maladies cardiovasculaires augmentent de 8%. Les protéines les plus à risque se trouvent dans les viandes rouges, y compris le boeuf et le porc.

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Cependant, lorsque nous mangeons seulement 3% de plus de protéines végétales, les risques de mortalité sont réduits de 10% et de 12% pour les pathologies cardiovasculaires. De plus, remplacer 3% des protéines animales par des protéines végétales diminue les risques de mortalité entre 19 et 34%.

Les chercheurs conseillent de préférer les protéines présentes dans le pain, les céréales, les pâtes, les haricots, les noix et les légumineuses. « Quand nous avons regardé les données de plus près, nous avons constaté que le groupe des personnes ayant un mode de vie malsain consommait plus de viandes rouges, d’œufs et de produits laitiers riches en matières grasses, alors que le groupe des personnes ayant un style de vie sain consommait plus de poisson et de volaille ».

N’oublions pas que la viande est une source importante de fer dont l’organisme ne peut pas se passer, notamment pendant la grossesse. C’est pourquoi les chercheurs conseillent de réduire les protéines animales et non pas de les éliminer.

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