Avec le bio, un paysan peut produire autant… et gagner beaucoup plus !

Les certitudes des anti-bio devraient en prendre un vilain coup ! Il faut dire que les résultats de cette étude sont assez prometteurs…

Ceux qui veulent démonter l’agriculture biologique utilisent souvent les deux mêmes arguments. 1 : ça ne produit pas assez et 2 : ça ne rapporte rien aux agriculteurs. Eh bien ces gens là vont devoir changer de refrain ! Une étude Suisse vient en effet de révéler que non seulement ce mode de production présente des rendements comparables à ceux l’agriculture traditionnelle mais, en plus, qu’il génère des revenus plus importants en faveur des paysans ! Explications:

L’Institut de recherche suisse de l’agriculture biologique (FIBL) a commencé ses recherches en 2007 au Kenya en partenariat avec des organisations locales. Et, après 10 ans d’études, ses conclusions sont formelles.

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Source : Shutterstock

Grâce à des produits intrants peu couteux (produits apportés à la terre pour de meilleures récoltes) et à des prix de vente plus élevés, un agriculteur biologique kényan peut espérer gagner autant qu’un agriculteur traditionnel dès sa cinquième année d’exercice et même connaître des bénéfices 63% plus importants dès la sixième année !

Et, pour cela, pas besoin de plus de terres… d’autant que l’absence de pesticides et d’herbicides relance la fertilité des exploitations (tout en ménageant la santé des paysans) !

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Crédit photo : Nick Fox / Shutterstock.com

Reste maintenant à convaincre les agriculteurs Kenyans. Alors que l’occident amorce lentement sa conversion au bio, sous les tropiques, le chemin qui reste à parcourir est encore plus long. Mais Noah Adamtey, de le la FIBL, est convaincu que l’avenir est au bio et ce, quel que soit le climat. Il s’est confié à La Tribune de Genève :

« Que tous ceux qui prétendent que l’agriculture bio n’est pas adaptée aux climats tropicaux en raison des organismes nuisibles et des maladies le constatent de leurs propres yeux. »

Sur place, la FIBL est déjà en train de transmettre son savoir et d’encourager le partage de connaissances. Au Kenya aussi, le bio pourrait vite être sur de bons rails !

Lire aussi : Transfiguré par la permaculture, un village passe de la misère à la richesse en 3 ans seulement !

 

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