L’Égypte, berceau de la magie

egypte

Lorsque l’on parle de magie ou de sorcellerie, on fait très souvent référence à une couleur ou une culture, nous permettant ainsi d’avoir une référence en terme de puissance. Or si nous revenons aux origines, nous constatons qu’une seule pratique est le point de départ des autres, il s’agit de la Haute Magie Égyptienne.

Tout découle de ce savoir ancestral qui a été transmis majoritairement oralement même si on retrouve la trace de cet art dans certains ouvrages écrit en hiératique (il s’agit de l’écriture cursive, donc simplifiée, égyptienne) comme le Livre des Morts, le Livre des Pyramides, le Livre des Momies ou même encore le Livre de Toth par exemple.

Les égyptiens ont aussi utilisé les façades de certains temples comme le Temple d’Horus à Edfou afin de transmettre leur connaissance grâce aux hiéroglyphes. Ce savoir a voyagé au fil du temps et des pays où il a pu ainsi être adapté aux différentes cultures et traditions et en arriver aux pratiques que nous connaissons aujourd’hui.

On peut citer l’excellentissime Papus, fervent pratiquant de Haute Magie et de théurgie entre autre, qui qualifiait la Haute Magie Égyptienne de science occulte car elle était enseignée dans des temples et cachée aux profanes. Toujours selon lui, cette science occulte pouvait être conçue comme un corps de doctrine transmis d’âge en âge, non sans subir de sérieuse mutilation. Parmi les initiés célèbres, nous pouvons retrouver des personnages de la Grèce Antique comme Platon ou bien encore Pythagore. Ce dernier d’ailleurs a su saisir l’opportunité de dispenser à son tour les mystères des mathématiques et de la philosophie. Nous avons tous appris à l’école le fameux théorème de Pythagore, qui est un enseignement ésotérique à part entière, puisque nous retrouvons à l’intérieur du triangle rectangle toute la symbolique de la tri-unité, Trinité dans l’Unité.

La Haute Magie Égyptienne s’est donc étendue avec le temps dans tout le continent africain. On la retrouve aujourd’hui surtout au Togo et au Bénin mais plus sous forme de basse magie, qui n’est ni plus ni moins que de la sorcellerie. Dans l’actuel Proche Orient et Moyen Orient, on la retrouve dans la Magie Arabe mais elle se perd du fait d’une volonté concomitante d’origine politique et religieuse puisqu’elle est interdite.

En Europe, son expansion à réellement commencer durant la période antique depuis la Grèce et l’Italie, à l’époque des grandes conquêtes. Afin que la Haute Magie Égyptienne puisse être transmise dans d’autres pays tout en conservant sa puissance et son efficacité, un travail de correspondance a été effectué. Grâce à l’analogie, les rituels ont pu être adapté, aussi bien concernant les ingrédients que les croyances, et c’est ainsi que de nouveaux courants de pratiques ont vu le jour. La magie originelle ayant été modifié au profit des différentes cultures locales, les divinités égyptiennes ont ainsi eu leur double. Nous pouvons retrouver par exemple Hathor qui est devenue Aphrodite, Thot qui est devenu Hermès ou bien encore Bastet qui est devenue Artémis…

Au commencement, il y avait principalement des prêtresses qui ont peu à peu céder, contre leur volonté, leur place à des prêtres. Aujourd’hui, il ne reste qu’une poignée de véritables pratiquants hommes et femmes, mais on ne peut pas évoquer une réelle mixité car chacun exerce de son côté. Au final, même si il est juste de parler d’initiés pour ceux qui recevaient l’enseignement, il était pourtant prévu que la Haute Magie Égyptienne se transmette de deux façons bien distinctes. La première était effectivement un peu comme un héritage de génération en génération, oralement mais aussi à l’écrit.

Je vous ai cité quelques livres au début de cet article mais nous pouvons y inclure aussi la Kabbale qui contient presque la quasi totalité de la science occulte égyptienne. Ce type d’initiation était réservée aux personnes cultivées pour déchiffrer les hiéroglyphes et comprendre les sous-entendus du contenu littéraire des ouvrages. Il ne suffisait pas de savoir lire mais aussi de réfléchir pour en comprendre le sens profond. L’autre mode de transmission pour le peuple était les légendes, ainsi les profanes connaitraient toujours ses histoires et la tradition ne pourrait être détruite.

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