Qui dirige le monde — Pourquoi il est urgent que vous sachiez

 

Carolyn Baker


Par Carolyn Baker


Une critique de La vraie histoire du groupe Bilderberg, de Daniel Estulin


Il est difficile de rééduquer les gens élevés dans le nationalisme à l’idée de renoncer à une part de leur souveraineté contre un organisme supranational. — Prince Bernhard, fondateur du groupe Bilderberg.


Comme question de pure forme, quelqu’un peut-il m’expliquer s’il vous plaît comment ce fait-il que des libéraux progressistes comme John Edwards et Hillary Clinton, de même que des âmes charitables humanitaires avec de multiples projets sociaux en cours comme les Rockefeller et chaque Maison Royale d’Europe, peuvent-ils assister continuellement aux réunions des Bilderberg sachant apparemment que l’objectif final de cet infâme groupe de voyous est un empire fasciste mondial ? — Daniel Estulin (p.318).


Daniel Estulin est un reporter établi à Madrid et un journaliste d’investigation qui a entrepris en dépit d’intimidations et de dangers la tâche de faire des recherches sur le groupe Bildeberg, et qui propose ses conclusions dans le livre La vraie histoire du groupe Bilderberg, récemment publié par Trine Day. Tout aussi intriguant que ses récits poignants sur le fait qu’il a été suivi et presque tué en quelques occasions pendant qu’il travaillait à son livre, est la manière dont il établit des liens entre le groupe Bilderberg, les événements mondiaux, les politiciens éminents et les magnats des affaires, et les deux autres monstres secrets des élitistes [*] régnants, le Conseil sur les Relations Étrangères (CFR) et la Commission Trilatérale (CT). Ce projet qui dure depuis quinze ans a été motivé par la curiosité d’Estulin sur la façon dont les grands médias ne couvrent jamais de manière détaillée les réunions du groupe Bilderberg, qui regroupe une richesse plus grande que celle de tous les citoyens US réunis.


Le livre d’Estulin fait comprendre que le groupe, avec le CFR et la CT sont devenu un gouvernement de l’ombre dont la première priorité est de faire disparaître la souveraineté de tous les États nations et de les supplanter par le contrôle corporatiste mondial de leurs économies sous surveillance « d’un État policier électronique mondial. » (xv)


L’auteur souligne que tous les membres du groupe ne sont pas de « mauvaises » gens, et il sous-entend que l’appartenance est structurée un peu comme les cercles concentriques d’un plan de cible avec le noyau intérieur et divers niveaux de relations entre ce noyau et les membres des cercles externes. Presque chaque acteur célèbre de la politique et des finances dans le monde est membre d’un des trois organismes mentionnés ci-dessus, et leurs affiliations politiques s’étendent de libéral à conservateur, par exemple, George W. Bush, George Soros, Gerald Ford, George McGovern, Jimmy Carter. De ce club privé, Estulin déclare :


Ce monde parallèle reste invisibles dans les luttes quotidiennes de la majeure partie de l’humanité, mais, croyez-moi, il sont là : un cloaque de duplicité, de mensonges, de propos ambigus, d’insinuations, de chantage et de corruption. C’est un monde surréaliste d’agents doubles et triples, aux fidélités changeantes, d’assassins psychotiques professionnels, d’agents d’opérations noires endoctrinés, de soldats de fortune et de mercenaires, dont la première source de revenus sont les plus sales et les plus ignobles missions subversives dirigées par le gouvernement qui peuvent ne jamais être exposées. (15)

Selon Estulin, ce monde est si pervers et malveillant qu’« il a laissé une marque indélébile sur mon âme ». (16) Comment non ? Parce que le groupe Bilderberg et ses deux autres triplés, le CFR et la CT, ont commencé à piller la planète entière. Leurs membres dirigent les banques centrales du monde et sont prêts à contrôler les taux d’escompte, la fourniture d’argent, les taux d’intérêt, le prix de l’or, et quel pays reçoit des prêts ou n’en reçoit pas. L’appartenance est seulement sur invitation, beaucoup des premiers membres étant triés sur le volet, non pas des groupes de droite mais parmi personne d’autre que les Fabian Socialists qui ont en fin de compte soutenu le gouvernement mondial.


Une autre citation de William Shannon qui donne la chair de poule incluse par Estulin :


Les Bilderberger recherchent l’âge de l’après nationalisme : quand nous n’aurons plus de pays, mais plutôt des régions de la Terre entourées de valeurs universelles. C’est-à-dire, une économie mondiale ; un gouvernement mondial (choisi plutôt qu’élu) et une religion universelle. Pour s’assurer d’atteindre ces objectifs, les Bilderberger mettent au point une « plus grande technique d’approche » et moins de conscience pour le grand public.


LE BAPTÊME DE BILL CLINTON PAR LES BILDERBERG

En 1991 Bill Clinton était présent à la conférence des Bilderberg à Baden-Baden où, affirme Estulin, il a été « consacré » pour la présidence des USA, et il a fait peu après un voyage inopiné et non annoncé à Moscou. Il apparaît, dit Estulin, qu’il a été envoyé là-bas pour obtenir que soient enterrés des dossiers — contre la guerre du Viêt-nam de son époque d’étudiant du KGB — avant d’annoncer sa candidature à la présidence, ce qui s’est produit deux mois et demi plus tard. Aujourd’hui, Clinton est membre de chacun des trois groupes : Bilderberg, CFR, et CT. Hillary Clinton est membre du groupe Bilderberg.


Estulin signale que « presque tous les candidats à la présidence des deux partis appartenaient à au moins l’un de ces organismes, comme de nombreux membres du Congrès US et des sénateurs, la plupart à des positions majeures définissant la politique, surtout dans le domaine des relations étrangères, une grande partie de la presse, la majeure partie de la direction de la CIA, du FBI, de l’IRS, et plusieurs des organismes gouvernementaux restants à Washington. Les membres du CFR occupent presque toutes les positions du cabinet de la Maison Blanche. » (80) quand on considère que la plupart des membres en avant dans les médias traditionnels sont aussi des membres de ce que Edith Kermit Roosevelt, la petite-fille de Theodore Roosevelt appelait « cette Mafia légitime, » comment osons nous affirmer que les étasuniens obtiennent leurs informations de sources indépendantes ?


Par exemple, The News Hour (l’heure des nouvelles) avec Jim Leher est la pierre angulaire de la programmation de PBS. Leher est membre du CFR, et quand on examine le financement de cette émission par : Archer Daniels Midland (ADM) dont le président Dwayne Andreas était membre de la CT ; Pepsico, dont le président Indra Krishnamurthy Nooyi est membre des Bilderberger et du comité de direction de la CT ; et Smith Barney qui est emboîté dans Citigroup, une compagnie mondiale de services financiers membre du groupe Bilderberg, du CFR, et de la CT, quel genre de « nouvelles » devrait-on attendre de The News Hour de Leher ? Considérez aussi que plusieurs journalistes de cette émission : Paul Gigot, David Gergen, William Kristol, et William Safire, sont membres d’un ou plusieurs des trois groupes. (153)


De même, quand nous considérons l’appartenance à l’un ou plusieurs de ces groupes de presque chaque président US depuis la naissance de ces organismes, nous ne pouvons plus prétendre qu’un candidat présidentiel démocrate ou républicain offre aux étasuniens une alternative à l’hégémonie mondiale des élitistes régnants.


En fait, la recherche d’Estulin révèle que « le CFR crée et lance des opérations de psycho-politique en manipulant la réalité des gens à travers une  » tactique de tromperie,  » en plaçant des membres du CFR des deux côtés d’un problème La tromperie est complète quand le public est amené à croire que ses meilleurs intérêts sont servis pendant que s’effectue la politique du CFR. » (117)


Et qu’arrive-t-il quand « un consacré » devient trop autonomes ? Un chapitre du livre, « Le jeu d’escroc du Watergate, » répond à cette question. Estulin y suggère que Richard Nixon s’était fait avoir par le CFR dont il était membre à cause de son insubordination et de sa réticence à se soumettre au gouvernement de l’ombre. Vraisemblablement, la disparition de Nixon avait été soigneusement fignolée pour démontrer aux ultérieurs chefs de l’exécutif le prix qu’ils payeraient s’ils négligeaient l’ordre du jour de ceux qui les ont consacrés.

C’ÉTAIT À CETTE ÉPOQUE, C’EST MAINTENANT


Dans les pages finales du livre, la recherche d’Estulin se déploie de plus en plus dans l’actualité du moment présent de l’histoire. Il demande : « Pourquoi David Rockefeller et d’autres étasuniens de la CT, des Bilderberger et des membres du CFR, veulent-ils démanteler la puissance industrielle des États-Unis ? » (184). Il se lance ensuite dans un résumé de l’histoire de l’économie du vingtième siècle et fait l’une des déclarations qui a le plus d’impact dans le livre entier : « Ce dont nous avons été témoin de cette  » cabale  » est l’effondrement progressif de l’économie US qui a commencé dans les années 80. » (187)


Au cas où vous ne le remarqueriez pas, cet « effondrement progressif de l’économie US » n’est plus progressif, et ce que fait valoir Estulin valide la majeure partie des affirmations faites par Catherine Austin Fitts, que l’actuelle bulle l’immobilière, l’explosion du crédit et le craquement des hypothèques, ont leurs racines dans les années 80. James Howard Kunstler a aussi écrit récemment dans son blog intitulé « choc et panique » que la grande braderie de la casse des USA a commencé. En d’autres termes, comme la fusion économique complotée conduit des centaines de milliers et par la suite des millions d’entreprises et d’individus à la faillite, les acteurs clefs des Trois Grandes organisations des élitistes régnants peuvent rafler la succession d’épaves laissées à l’abandon pour quelques fractions de dollar — un stratégie brillante et rapide pour s’approprier le monde.


Dans les derniers mois de 2007 nous sommes témoin du succès prodigieux de la stratégie des Trois Grands pour l’hégémonie économique planétaire pendant que la cacophonie du cataclysme économique mondial soigneusement manigancé par eux résonne à travers les USA et autour du monde. Il n’a jamais été question des acheteurs qui n’ont pas lu les petits caractères en contractant des emprunts mensongers. Il a toujours été question des beaux parleurs, des politiciens élitistes régnants et des banquiers centraux, consacrés par le gouvernement de l’ombre, qui en fin de compte ont habilement volé et continuent à voler les gouvernements des peuples et à les remplacer avec des sociétés transnationales.


Personne ne pourraient l’avoir mieux dit que David Rockefeller — fondateur de la Commission trilatérale, membre des Bilderberg et membre du CFR — dans ses mémoires :


Certains pensent même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, me qualifiant avec ma famille d’« internationalistes » conspirant avec d’autres autour du monde pour construire une organisation mondiale politique et économique plus intégrée, si vous voulez. Si c’est l’accusation, je me tiens pour coupable, et j’en suis fier.

Si vous voulez savoir qui dirige vraiment le monde et dans combien de temps ils passeront à l’édification de leur hégémonie mondiale, vous devez lire le livre bien documenté d’Estulin, La vraie histoire du groupe Bilderberg.



Original : http://carolynbaker.net/site/content/view/147/
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

* NDT : Elite dans le texte anglais ! Ce terme, élite, est de plus en plus utilisé à mauvais escient ces derniers temps dans les articles anglais (et à la radio aujourd’hui, faisant référence aux élites qui ont vendu leurs actions EADS !). Une élite n’a rien à voir avec l’argent, le pouvoir ou la mafia ! Si c’était le cas, chacun deviendrait une grande âme en allant dévaliser la banque en bas au coin de la rue ou en égorgeant la vieille pour lui piquer le fric de sa retraite qu’elle vient de retirer à la Poste.

Traditionnellement, élite désignait un individu qui s’est réalisé pleinement sur le plan des qualités humaines. Ce serait quelqu’un comme Jésus, s’il avait existé, ou Gandi et peut-être le roi de France Louis IX (Saint-Louis) ou même l’ancien du village, mais ce ne sont certainement pas ces individus obscurs et puants qui désorganisent le monde pour le piller et déchaînent le malheur pour s’en réjouir.

Le mot élitiste serait plus adapté pour désigner cette sous-humanité qui n’a pu amasser sa fortune que par des moyens inavouables grâce à son manque total de scrupule, et qui s’arroge le droit de penser qu’elle vaut mieux que les petites gens. Élitiste peut en effet désigner une personne humainement tarée qui s’imagine au-dessus des autres, comme par exemple un : raciste, colonialiste, sioniste, nazi, inquisiteur, esclavagiste, . . .

 

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