Café : le secret d’un élixir de jouvence

cafe-769-_jeunesse_web_30092016

Le café ralentit le déclin cognitif en améliorant la régulation du stress et en protégeant les neurones contre ses effets délétères.

Vous n’en avez probablement pas conscience, mais chaque tasse de café que vous absorbez est une petite cure de jouvence – dans la limite du raisonnable, bien sûr. Les recherches ont en effet montré que la consommation de ce breuvage ralentit le déclin cognitif lié à l’âge, protégeant même contre certaines maladies neurodégénératives, comme celle d’Alzheimer. L’équipe de Luisa Lopes, de l’université de Lisbonne, et de David Blum, de l’Inserm, a découvert l’un des mécanismes en cause : la caféine, étonnamment, entraîne une meilleure régulation du stress, protégeant les neurones contre les effets délétères de ce dernier.

La caféine agit en se fixant sur des récepteurs neuronaux particuliers, nommés A2AR, qu’elle empêche de s’activer. Or lorsqu’on prend de l’âge, aussi bien l’abondance de ces récepteurs que la concentration sanguine des hormones de stress (les glucocorticoïdes) augmentent. Les deux phénomènes sont-ils liés ? Jouent-ils un rôle dans le déclin cognitif ?

C’est ce qu’ont supposé les chercheurs. Pour le vérifier, ils ont manipulé génétiquement des rats pour qu’ils produisent des quantités excessivement élevées de récepteurs A2AR dans les zones cérébrales de la mémoire, c’est-à-dire l’hippocampe et certaines régions du cortex. Comme prévu, la surabondance de ces récepteurs s’est traduite par une augmentation de la concentration de glucocorticoïdes. L’activation des récepteurs A2AR déclencheraient en effet la sécrétion des hormones du stress par de complexes cascades moléculaires.

Or à des doses trop élevées, ces hormones sont toxiques pour les neurones. Conséquence : les rats peinaient à se souvenir des endroits qu’ils visitaient dans un labyrinthe. La surproduction de récepteurs A2AR entraîne donc bien des troubles de mémoire, et c’est probablement l’un des mécanismes qui expliquent le déclin cognitif lors du vieillissement. Ces récepteurs seraient particulièrement nombreux chez les victimes de la maladie d’Alzheimer, ce qui contribuerait aux troubles.

En bloquant leur activité, la caféine empêche le système de gestion du stress de s’emballer et protège les neurones. D’autres études ont d’ailleurs montré qu’elle a un effet bénéfique sur les pathologies liées au stress, comme la dépression.

http://www.pourlascience.fr/

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s