Quel lien entre une étoile à neutrons et nos cellules?

Nous sommes tous des poussières d’étoiles. Et peut-être même un peu plus que nous ne le pensions. Car des chercheurs ont découvert, au cœur d’étoiles à neutrons, des structures qui rappellent d’autres structures observées dans les cellules qui composent notre corps !

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Ils sont biologistes et physiciens à l’université de Californie (États-Unis) et connaissent ces structures sous l’appellation de rampes de Terasaki. Ils sont astrophysiciens à l’université de l’Indiana (États-Unis) et les comparent à des plats de pâtes.

Les premiers font référence à celui qui les a décrites pour la première fois et à leur ressemblance avec des parkings à étages. Les seconds y voient un mélange de spaghettis et de lasagnes. Mais tous reconnaissent qu’il s’agit là de structures étrangement identiques.

Des structures en forme de piles de feuilles uniformément espacées et reliées par des hélices ont été observées dans des cellules vivantes (a) et dans des étoiles à neutrons (b) ! © University of California at Santa Barbara
De la cellule à l’étoile à neutrons, la même relation forme-énergie

Étrangement parce qu’elles apparaissent dans des conditions drastiquement différentes. Dans la croûte des étoiles à neutrons d’une part et au cœur des cellules vivantes d’autre part. Un environnement où règne la mécanique quantique d’une part et dans un milieu qui n’a pour seul objectif que de minimiser son énergie libre d’autre part.

Enfin, à l’échelle des nucléons d’une part — soit des dimensions de l’ordre du femtomètre, 10-15 mètre — et à celle des structures intracellulaires d’autre part — soit des dimensions de l’ordre du nanomètre, 10-9 mètre. Plus précisément, il s’agit d’un organite, le réticulum endoplasmique, un réseau de tubes et de petits réservoirs, sur lequel sont synthétisées de nombreuses molécules.

« Le fait d’observer des structures aussi semblables au cœur de systèmes aussi fondamentalement différents suggère que l’énergie d’un système peut dépendre de sa forme d’une manière aussi simple qu’universelle », prétend Charles Horowitz, physicien nucléaire à l’université de l’Indiana.

« Mais nous n’avons pas encore résolu tous les mystères qui s’y rattachent. Cette découverte marque le début d’une aventure qui promet d’être passionnante », assure Greg Huber, physicien à l’université de Californie.

Source : http://www.futura-sciences.com/

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