Il se passe quelque chose d’inhabituel en Arctique 

Qu’est-ce qui cloche en Arctique ?
Il se passe quelque chose d’inhabituel avec le climat de l’Arctique actuellement.Share

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Joey Olivier
Rédacteur Web – MétéoMédiaIl se passe quelque chose d’inhabituel avec le climat de l’Arctique actuellement. Depuis une semaine, il a fait jusqu’à 17°C plus chaud qu’à l’habitude dans la ville polaire la plus éloignée. S’ajoute à cela le fait que l’expansion de la glace a encore une fois atteint un seuil critique. Que se passe-t-il avec l’Arctique?


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1-Chaleur exceptionnelle de la dernière semaine

Commençons tout d’abord par la chaleur. À Alert (Nuvavut), soit le lieu habité le plus au nord de la Terre, on a enregistré quatre nouveaux records du 1er au 5 novembre dernier. Les températures maximales oscillaient entre -6 °C et -4,9 °C, alors que la moyenne pour cette période-ci de l’année est de -21 °C.

Quant aux températures minimales, elles variaient de -11 à -13 °C durant cette séquence. La moyenne des minimums est de -28 °C. C’est donc dire que le temps a été plus chaud de 15 à 17 °C. Cet épisode n’est pas isolé. En 2015, la température à la surface des terres a égalé les niveaux de 2007 et 2011, avec une augmentation de 2,8 °C.

Crédit : Université du Maine

2-Décroissance spectaculaire des glaces

La hausse des températures a un impact direct sur l’expansion des glaces dans cette région. En octobre, la glace occupait 6,4 millions de km2. Il s’agit du plus bas niveau de l’histoire, soit 400 000 km2 de moins que l’ancien record de 2007 et 690 000 km2 que le troisième plus bas record remontant à octobre 2012. Au total, l’expansion moyenne en octobre dernier a été 2,5 millions de km2 inférieurs à la moyenne de 1981 à 2010.

3-Impacts au Québec

Le climat du pôle Nord est intimement relié à celui du Québec et du Canada, car l’intensité des descentes d’air froid dépend de la disponibilité de l’air froid de l’Arctique.

On peut donc dire que le froid plus timide en octobre et en novembre au Canada est en partie attribuable à l’air moins froid de l’Arctique. Ceci ne signifie cependant pas que l’hiver sera moins froid. Au contraire. Une récente étude publiée récemment dans Nature Climate Change prétend que la diminution importante du couvert de glace aurait pour effet d’affaiblir le vortex polaire et ainsi provoquer des descentes d’air froid plus fréquentes dans l’est de l’Amérique du Nord. D’autres scientifiques croient cependant que la fonte glaciaire causera un renforcement du courant-jet, ce qui confinerait l’air froid dans l’Arctique.

Au bout du compte, la communauté scientifique semble unanime sur un point : il fait plus chaud dans l’Arctique et ce contexte aura une incidence sur la dynamique atmosphérique. Reste à voir l’ampleur de ce changement sur notre réalité climatique.

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4-Trop alarmiste avec les changements climatiques?

Les chiffres sur la transformation de l’Arctique sont alarmants dans la mesure où la Terre s’aventure dans une zone jusqu’à présent inconnue par les scientifiques.

Les effets de plus en plus concrets commencent donc à démontrer la gravité de la situation. Mais d’un autre côté, la fin du monde n’est pas pour demain. Mais le climat changera.

« Comme l’Arctique est un endroit qui subira les plus grands changements face au changement climatique, les plus récentes observations sont assez alarmantes. Les températures grimpent rapidement et les conséquences sur les régions plus tempérées (nos latitudes) seront de plus en plus importantes », répond André Monette, chef météorologue à MétéoMédia.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les records de température, l’élévation du niveau de la mer, le recul de la banquise de l’Arctique et la diminution du couvert de neige dans l’hémisphère Nord sont suffisants pour prouver que les changements climatiques dérèglent déjà notre planète.

« Les effets des changements climatiques n’ont cessé d’être visibles à l’échelle mondiale depuis les années 1980 : hausse de la température au-dessus des terres émergées et de l’océan, élévation du niveau de la mer et fonte généralisée de la glace. Ils ont augmenté les risques de phénomènes extrêmes, comme les vagues de chaleur, la sécheresse, les précipitations record et les inondations dévastatrices », a indiqué le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Le niveau de glaciation a battu les deux anciens records de 2007 et 2012.

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