Dans la kabbale, c’est à l’homme de compléter le monde créé par Dieu

Depuis plus de trente ans, le rabbin Mordékhaï Chriqui s’intéresse à la kabbale et ses implications philosophiques dans l’histoire. Dans son livre Tikoun Olam. La réparation du monde*, il observe que cette réfection du monde ne peut se faire sans l’homme. Ce qui lui confère une responsabilité spirituelle très profonde.

 

Pourriez-vous nous rappeler ce qu’est la kabbale dans la tradition juive et ce qu’elle cherche à nous enseigne ?

Kabbale en hébreu signifie « tradition », « recevoir ». Quoi ? Cela n’est pas défini a priori. Elle a commencé sur le mont Sinaï avec Moïse et concerne le sens secret de la Torah, des lois, des commandements, des figures et des histoires qui y sont rapportés. En somme, la kabbale désigne l’ésotérisme juif : elle va au-delà du texte, elle cherche la symbolique de tous les éléments bibliques, ainsi que des mots et des lettres, dans leur rapport avec Dieu.

En osant parler d’autres choses que de la loi et de l’éthique – auxquelles s’intéressent tous les maîtres exotéristes, traditionnels – Rabbi Akiva et Rabbi Chimon bar Yohaï (IIe siècle de notre ère) sont à l’origine de la kabbale. Dans le Talmud (IIe siècle), Rabbi Akiva est la figure qui entre dans le Pardes, le « paradis », et y accompagne trois autres amis. Pardes en hébreu signifie également le « jardin mystique », où l’on rencontre la Présence divine. Aussi Rabbi Akiva prévient-il tout un chacun des dangers de ce chemin initiatique vers l’Éternel.

Les grands sujets de la kabbale sont le Récit de la création et le Récit du chariot. Le premier est une cosmogonie, un enseignement sur la création du monde ainsi que sur l’Être avant la création, appelé l’Infini ou le Sans fin (En Sof). Pourquoi la création ? Quels sont sa structure primordiale et son but ? La kabbale étudie les mondes qui se sont enchaînés et ont précédé le nôtre. Elle propose une approche théocentrique de l’univers, dans lequel l’homme est invité à entrer. Elle ne s’intéresse pas, en effet, au comportement de l’homme pour sortir de sa condition animale, ni à l’organisation de la justice sociale, etc., mais plutôt à Dieu et ses divers attributs (ou Visages) : les sefirot, les forces ou émanations du divin.

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